D'hystérie
Bestiaire 001
Fusion mammaire où mamelon
Entêté se dérive en fièvre à l’or
Le pis à lait du désir si présent
Sous adulation de l’épouvantail
Tragique de l’aube scène jouée
Des cris où péremptoire fuyant
Son icône saint d’attrait sans fin
Par vierge immaculée s’exhibe
Epi est stèle l’air la métaphore
De l’amphore qui dévouement
Se déchire par ce beau théâtral
Du sincère quand l’âme étreint
Amusant d’épars au vide sexué
Sa sublimation allie sparadrap
Du traversin pour inaccessible
L’ode sang danse et communie.
Le 05 Novembre 2009,
Alain Gojosso
Mime à vide II (triptyque)
Vie aux sens 001
Feutre à l’encre des fenêtres ouvertes
Parsemant eau le flot des suggestions
Son silence complice de mots révélés
Se métisse Matisse un musical tempo
Qu’en couleurs d’yeux de vomissures
Se pare l’univers sous le pinceau ailé
En vin emporte le bouquet aux toiles
Ses griffes pétales en corolles rondes
Avide
Faut-il aussi
Au même
Ressembler pour
Exister qu’en
L’éphémère
De son tour à prendre ?
Qui au je du suranné
D’écrits
A cran sa ferveur
D’art
Est des espoirs
En scène des corps à dire
Brûlure sur brûlure
Par ce vrai
Qu’en vain d’énoncer
Au toi
D’entendre encore
Le souffle
Disparu sous leurre
Cette course
Des visages l’essoufflement
Où déni
L’humain est mort
En semble des sans
Avide
Qu’erre au rubis à flux l’huile à cœur
Des différences à composer l’exquise
Par île en sa beauté notre rêve continu
Qu’en cieux de ramures nous ornons
Dessein des rencontres par ma laideur
Blanche s’adonne la palette tissulaire
En diapré de ton écharpe nonchalante
Le possible de vivre des sens au sang
Le 27 Octobre 2009,
Alain Gojosso
Temps en peaux
Antre 003
Eau trouble dessein qu’en sa larme
A ce noir diamant écoulé des cieux
Les terres livrent sous arborescence
Leurs feuilles bruissant à l’unisson
Temps danse en la quantique d’airs
Où leurre des confondus serre ailes
Qu’au tangible de la représentation
Sa scène est mise en seule croyance
Qu’en sol se tisse la cime où l’âcre
Sans équinoxe souffle le firmament
De l’avoir à l’être vivant d’imparfait
Pour poursuivre en voie sa narration
Sens vibrant d’essence au lunatique
Parabole en ses toiles autocratiques
Ce nu désir abyssal qu’à l’éphémère
Il réinvente d’harmonie aux éperdus.
Le 25 Octobre 2009,
Alain Gojosso
Qu'aux affres donne...
Blues 003
Ode aphone en l’atone
Automne va
Morne
Cortège en pluie
Glace et suie par cheminées
Au train
Rail
Où voix d’unique
Sa cohabitation sous coercition
Tiraille l’imagination
Décor jeté au sans
Ciment gris
Des fils
La répétition des cages
Atours des tours en vanité
Bar haut de l’ivresse
Sentiment
D’échappées
M’aime où elle en pour suivre
Le nu piano.
Le 22 Octobre 2009,
Alain Gojosso
Axiome de l’axone
Antre 002
Diodes en la tension folle d’une géométrie
Qu’onde infinie des brassées l’informative
Alluviale courant s’emporte aux méandres
Des possibles par rythmique des sens sertis
Sur la plaine céruléenne des nuits à s’enivrer
Se sculpte chlorophylle des clos l’ouverture
Où cinématique à sang d’empreintes mêlées
Ses coraux des patiences vibrent à l’unisson
Que rétines avalent encens l’animale altérité
D’une aspiration disposée au verbe insoumis
Par les cieux nus de l’offrande qui se colorie
Se dresse l’arc en nuances des sublimations
Souffrances ou joies en tes beaux abyssaux
Ensemble je me rime au lu de nos indicibles
Sans mots à ce dire sinon qu’en l’évidence
De l’incandescence écarlate du même battant.
Le 20 Octobre 2009,
Alain Gojosso
En sourds dits
Don Juan 002
Mâle attitude où solstice à l’été
D’effusions qu’organique encens
S’immole l’ennui en démesures
Aux rimes des beautés à cueillir
Sens d’incandescence obsédante
Qu’aiguise en livre à conjuguer
Le verbe de l’ivraie par ce suaire
Où à prendre signent les plaisirs
Muse est l’étain où s’attire feu
En flaveurs l’animale verticalité
Qu’aux éblouissants utopiques
Epouse à corps de sang le mot
Noir enjeu à habiter sa nécessité
Sans semblant et de mouvement
Quand même l’aveu à ne pouvoir
Pour être au vivant de sa mesure.
Le 14 Octobre 2009,
Alain Gojosso
Des âmes art
Eau d'écrin 001
Coupable en lys d’une florale composition
Par l’hymen des sens adonnés au sensitif
Mesure pour temps demeure le dé au vent
Qu’en ce champ chante encore coquelicot
Au lierre des monts que l’impavide enlace
La rémanence du vertige en l’orbite saisie
Par feu où brasier persiste le jade aux yeux
Qu’en sein bois bruisse toujours d’ombrelle
Désir
Est les sens qu’un cygne
Déjà quand
D’horizon son évanescence
Qu’on fiance aux
Amarres
L’éphémère divin
Se recouvre en fin de tissu
Du cœur
Noir où jour de nuit
Blanche
S’arrime alors lumière d’or
A dire paradoxale
Révolte
Vivre c’est déjà mourir
Contredit à l’intrinsèque
Improvise en lit où vers des immersions
La densité à lyre nue en cordes d’un fini
Par tension où violence résiste bien que
En piano se porte la plume à tirer d’ailes
Tachycardie des fusions en d’impossibles
Par temps danse le souffle des liaisons
Libres où s’abandonnent chimie des corps
Qu’en mettant les voiles vers l’inconnu.
Le 11 Octobre 2009,
Alain Gojosso
Basse Est transe 002 Parcelle air au lunaire de son allitération automatique s’ébat l’enchaînement des mots en l’écho des basses qu’au néologisme du son vole infra d’un soudoyé l’aimant aux nerfs de la musicalité intempestive, point sonne l’inconséquence du rythme quand effréné se mouche en vibrations ébranlées de ça la prose giclée en l’encre de papier leurs chairs hallucinées par écrans interposés qui voltiges alambiquées des projections de l’infini sinon qu’en cohérence d’une ponctualité déjà dépassée n’en tarissent de sentiments à créer... Qu’est-il ? Haut l’avoir ! De l’effacement s’art donne le verbe alité d’une métamorphose qu’en une ironie des complicités jugées au des monts s’ostracise l’incompréhension sinon qu’à s’emballer à l’onde écoutée du corps vivant par ce monde qu’en ronde impriment les cellules organiques aux noyaux accordés se joue le démembrement au dessin de l’indicible qu’en toile anime de l’instant la polarité de la nonchalance à épouser sans discontinuité ce tempo… Avoir l’eau ! Insulaire l’être ? Géométrie à fragmentation nécrose en l’à peu près toujours d’une tendance qui se danse sans autre espoir que tendre à l’espoir d’une ingénuité nécessaire le feu consumant en sa consommation par mesure du tournoiement alors tournent toupies en l’aire des pis à tracer au compas des cercles d’entrecroisements incessants la mosaïque des sens à vibrer par neurones interposés en la diction du verbe toujours aimer… Le 06 Octobre 2009, Alain Gojosso
Coque à vide
Encens 002
Grève à l'encens
D'écorce
Où affleure la sève
Mordorée du feuillage
S’ébroue échancre
Qu’en douce mélopée
Le bruissement
Frissonné
Des accords toujours
A retendre les voiles
Pour une harmonie
A recouvrer
L’intrinsèque
Par cheminée en suie
De chlorophylle
La recherche en l’air
D’une bouffée
Qui soulage et lance
Ebranle vibrant
Somnambule
Au fil de la nécessité
Sa respiration
D’un pas vide
Echange aérien à vivre.
Le 01 Octobre 2009,
Alain Gojosso
Echappée laide
Nef ose 003
Blanche dalle qu’en cellulaire
Se fond l’organique
Entonnoir où sans fin
Tunnel
Enclos des paupières fermées
L’ivraie d’écrin sa lutte
Gisant rauque à l’intention
Des tensions
Unitaire
La scansion ébranlée du mors
Blanc s’écaille miroir
Le rouge
A vif de ses ramures
Le noir trou où ça rêne les rétines
Si lassitude la violence qu’en faire
Ode aimant
Le temps s’aiguille
Et trotte
Inlassable fosse
Du compas les vrais sentiments.
Le 24 Septembre 2009,
Alain Gojosso

Si nous lisons assis sur le banc du jardin de poche, ou si nous lisons penchés au bord du belvédère,... read more
on Mime à vide II